Saint-Benoît, les terres de
l'Est
L'Histoire de Saint-Benoît débute grâce à la culture du
café Moka à partir de la première moitié du XVIIIème siècle. Dès le
peuplement de l'île, ce territoire est réputé pour la fertilité de ses
terres agricoles. De nombreux colons s'y installèrent vers 1720-1730
créant ainsi l'un des principaux quartiers économiques de l'île.
Au début du XVIIIème siècle, la culture de la canne à
sucre s'installe dans l'Est et renforce l'image agricole de
Saint-Benoît. Au fur et à mesure des décennies, d'autres plantes
émergent: la vanille, les épices dont le girofle et la muscade, le maïs,
le manioc et les arbres fruitiers.
Déjà en 1860, un voyageur nommé Simonin racontait:
"Je me rendis à Saint-Benoît, l'un des quartiers les plus importants
de l'île après Saint-Denis; c'est aussi l'un des plus fertiles et des
mieux arrosés; c'est là que muscadiers et girofliers donnaient les plus
belles récoltes. C'est là encore que la canne est de la plus belle
venue..." Jacob de Cordemoy ajouta: "Aucun quartier n'est aussi
verdoyant, d'aussi riche apparence que Saint-Benoît; ici où l'on chiffre
tout en livres de sucre, on me dit qu'en effet il est le plus productif
!"
Depuis la fermeture du Chemin de Fer (la Marine du
Bourbier en était le point de départ) et un terrible incendie dans les
années 50, l'essor économique de la commune a été freiné. Pourtant,
aujourd'hui, les terres de Saint-Benoît sont toujours aussi réputées. On
y cultive encore la canne à sucre, les vergers
tropicaux de letchis, longanis et mangues s'y
développent, les plantations d'ananas, de
bananiers et de cocotiers permettent
une production fruitière tout au long de l'année. Des plantes agricoles
apparaissent ou réapparaissent: les palmistes, les
pitayas, les agrumes et bien d'autres...
Les personnages célèbres de
Saint-Benoît: le botaniste Joseph Hubert,
le navigateur et amiral Bouvet, le gouverneur
Hubert Delisle, l'homme politique Alexis de
Villeneuve, le chanteur de Maloya Gramoun
Lélé.